Gland’elfe était un maia, c’est à dire une sous classe de dieux, et, comme ses pairs supérieurs les Vala, il vivait donc à l’ouest.
Loin à l’ouest.
Vous prenez tout droit après les ruines de Numero et si vous avez du bol, et fini votre quête dans la terre du pouilleux (ou si vous avez seulement assez de bol pour que les dieux ne remarquent pas que vous essayez de jouer les immigrés clandestins), vous avez vos chances.
Mais revenons à nos agneaux.
Je disais donc, Gland’elfe était en fait l’éboueur personnel du dieu Irma, dieu de la voyance et des numéros de célépir surtaxés.
Il commit l’erreur fatale d’énerver Irma la veille d’un Conseil divin ou il était question de désigner quelques volontaires pour aller régler son compte a un certain Chaudron qui faisait des siennes en terre du pouilleux (voir la mission des magiciens).
Quant à la façon dont Gland’elfe provoqua l’ire d’Irma, nul ne le sait précisément mais des légendes oubliées depuis bien longtemps parlent parfois du vol d’un grand cru « coteaux du vignorgne (un hybride de vigne et de malborgne, réputé pour le degré d’alcoolémie des consommateurs du vin qu’on en tire) 1987(calendrier divin) »AOC(alcoolémie originale conservée), ou encore du dépôt d’un amoncellement d’ordures devant le palais d’Irma, à cause d’une diminution des salaires consécutive a une loi votée par Irma en 2354 (toujours calendrier divin).
Toujours est-il que Gland’elfe fut dès le lendemain à la première heure désigné volontaire d’office par le conseil des Vala…
Cela fait donc plus de mille ans ( humain) que Gland’elfe arpente la terre du pouilleux, racontant son histoire à qui veut l’entendre (Il n’a pas du la raconter souvent…), et tentant d’exécuter sa mission quand il ne sait pas quoi faire…
Il a, depuis le début de son errance, été nommé de bien des noms, dont voici les plus courants :
-Malorin (dos courbé en langage elfique)
-Mithridant (parce qu’il s’est fait poser trois dents en mithril suite à une bagarre au canasson arthritique)
-Tartine (origine inconnue)
-Inanus(va te faire violer par un orc, toujours en elfique)
-Gland’elfe le poussiéreux (en raison de la couleur gris sale de son habit)
Gland’elfe essaye d’être un personnage mystérieux (chose difficile, quand on se met à raconter sa vie après trois verres de vin), et parle le plus souvent possible par énigmes (chose facile lorsqu’on se met à bégayer et à dire n’importe quoi dès le quatrième verre).C’est pour se donner un genre, paraît-il…
En résumé, Gland’elfe est un vagabond insondable, parcourant la terre du pouilleux à la recherche de matière à boire ou fumer, mais, contrairement aux apparences, il n’oublie pas complètement sa mission, et il sait qu’il trouvera bien un jour un pauvre couillon assez crédule pour penser vaincre Chaudron tout seul…