Les rabbits, les rabbits… Une peuplade assez sympathique, malgré pas mal de défauts. Le Rabbit, physiquement est relativement proche du nain. D’un gros nain. Avec des joues rouges. Et un gros nez. Et qui aurait été pendu par les pieds dans une cuve de désherbant, si vous voyez ce que je veux dire… Par contre, demandez à un nain s’il ressemble à un rabbit ou à un rabbit s’il ressemble à un nain, vous obtiendrez toujours une réponse négative, fait étrange s’il en est… Comment ça, vous non plus vous trouvez que ça se ressemble pas ? Bon, admettons. Les rabbits sont petits, entre 60cm et 1m20, bien qu’ils atteignent rarement 90cm de nos jours (à moins de faire des conneries avec la vodka distillée par les ents, mais ça c’est une autre histoire). Ils sont ventrus, joufflus, mais (d’habitude) cela ne les empêche pas d’avoir une certaine légèreté de pas, ainsi qu’une facilité naturelle pour l’observation, la discrétion, le camouflage, et toute cette sorte de choses (à part chez les elfes, ces choses sont en général appelées « compétences de tapette »). Le rabbits on les pieds poilus. Un peut comme les nains avec la barbe, l’age et l’importance d’un rabbit se mesure en fonction de la longueur de sa toison pédestre. Podale, plutôt. Les rabbits ne portent pas de chaussures, mais arrivent quand même à marcher grâce à une genre de semelle de corne qui leur pousse sous les pieds. Donc, à moins d’être spécialisé dans la fabrication de « bottes d’augmentation volumétrique de l’estomac » ou de « sandales +5 en jardinage », la profession de cordonnier à peu d’avenir dans le conté.
Le conté, parlons en, justement. Le conté est une région assez tranquille, quand des cavaliers noirs viennent pas faire chier le monde. Il est divisé en quatre quartiers, et en plein de régions, tel que le « pays des ploucs » d’où est originaire Pépin. Les quartiers dits d’ « En Haut », d’ « A Droite » et d’ « A Gauche » n’ont qu’un intérêt limité pour l’ethnologue désireux d’en apprendre plus sur les coutumes des rabbits, en effet, c’est « En Bas » qu’est cultivée la feuille de longuetaffe, la spécialité régionale.
En effet, les rabbits ont la charmante manie de fumer la pipe. Pas la peine de relire trois fois la phrase précédente, j’ai bien écrit « fumer » et pas « tailler ».Or toute pipe doit être remplie avec quelque chose, sinon c’est pas bon. Les rabbits la remplissent donc avec de l’herbe à pipe. La feuille de longuetaffe est une feuille a la propriété relaxante très forte, à la limite de l’hallucinogène… On comprend mieux les visites récurrentes de certains indésirables, sachant cela.
Du coté de chez eux (sponsorisé par leroy-clampin), les rabbits habitent en général dans des trous, ce qui pose un certain nombre de problèmes logistiques. De plus en plus de rabbits, surtout parmi les jeunes générations, décident de revendre leurs trous et de vivre dans de maisons normales. Vachement petites, mais à peu près normales, du reste. Ceci est un genre de ras-le bol collectif des gouttes d’eau qui tombent du plafond, des chauves souris, des effondrements, des coups de grisou…
Le rabbit normal aspire à une vie sans histoires, à fumer la pipe, petitdéjeuner, re-petitdéjeuner , déjeuner, prendre le thé à heure fixe, goûter, cultiver les bégonias, re-goûter, dîner, re-dîner, souper, faire la sieste, digérer et enfin dormir. Une autre des passions rabbites est la collection des émathoms. Un émathom est un objet que n’importe quelle personne d’une autre race accorderait de la valeur, mais qu’un rabbit trouve absolument inutile. Cela peut aller de la dague en fer blanc jusqu’a l’armure de plaques complète en myrtille que portait Benêt quand il arracha l’un des sixbarils à la couronne de Mordbotte, qui vaudrait à la personne qui le vend une fortune capable de le mettre à l’abri de tout besoin jusqu'à la fin de ses jours, s’il ne la boit pas en quelques mois. Dans ce cas, la fin de ses jours ne tarde pas non plus. Tout cela pour dire que les rabbits sont en général assez casaniers. En effet, le rabbit normal à extrêmement de mal à survivre s’il n’a pas ses quatorze repas par jour, ce qui est particulièrement difficile à obtenir en plein donjon.
En effet, le rabbit mange beaucoup. Et de tout. Et en des quantités qu n’importe quelle autre créature ou presque serait bien en peine d’avaler sans séquelles. En effet, le rabbit est fan de nourriture grasse, sucrée, salée, de tout ce qui est bon au goût et mauvais pour la santé en général. Comme beaucoup de gens en fait, sauf que très peu de gens arrivent à en manger dix kilos à chacun de ses quatorze repas, et encore moins arrivent à le digérer. On se demande vraiment comment une personne dont les seuls efforts journaliers consistent à rempoter un bégonia et porter une théière font pour ne pas être en surcharge pondérale avec un régime pareil…
Malheureusement, les rabbits se laissent difficilement approcher par les grandes bringues (le surnom qu’ils donnent aux humains), alors se laisser disséquer vivant, n’en parlons pas. Cette répugnance au contact avec les autres espèces est ancrée dans la culture rabbite de puis sa création, c’est à dire depuis que les trois tribus différentes, Les faibles, Les pas doués et les pieds-qui-puent émigrèrent ensemble depuis les rives du fleuve Anduit vers le conté, et ce à travers les Montagnes Xarg (on se demande encore comment ils sont passés).
C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire sur les rabbits, vous pouvez arrêter de ronfler et ranger vos cahiers.